Cette leçon traite de l'histoire et de la mémoire des dictatures en Amérique latine, un sujet qui relève des thématiques « Dominations et insoumissions » (axe « Oppression, résistances et révoltes ») et « L'Espagne et l'Amérique latine dans le monde » (axe « Crises et violences ») du programme de Terminale en spécialité LLCER Espagnol. Elle permet aux élèves d'articuler des repères historiques précis avec des notions de justice transitionnelle mobilisables pour l'épreuve de spécialité.
Le quiz s'appuie sur le cas argentin pour explorer plusieurs mécanismes de sortie de la violence d'État : la loi d'auto-amnistie décrétée par la junte en 1983 pour empêcher les poursuites, annulée dès décembre 1983 par le Congrès démocratique, et le mouvement des Madres de Plaza de Mayo, ces mères qui réclamaient la vérité sur le sort de leurs enfants disparus et sont devenues, avec leur foulard blanc, un symbole mondial de la défense des droits humains. La notion de « desaparecidos » est précisément définie : des personnes enlevées par les forces de sécurité sans procédure légale, dont le sort inconnu empêchait les familles de faire leur deuil, dans le cadre de ce que l'on appelle la « Guerra Sucia ».
La leçon aborde également les instruments de justice transitionnelle mis en place après la chute des régimes autoritaires : les Commissions de la Vérité, nées de la pression des organisations internationales et de la demande sociale de vérité, avec l'exemple concret de la Commission Rettig au Chili, chargée de documenter les violations des droits humains sous Pinochet. Les « lieux de mémoire », comme l'ESMA à Buenos Aires (ancien centre de détention transformé en musée), sont présentés comme des espaces destinés à ancrer le souvenir des victimes dans l'espace public plutôt qu'à effacer les traces du passé. Le rôle du témoignage est également étudié comme complément essentiel aux archives officielles, apportant une dimension humaine et subjective aux faits historiques.
Cette leçon développe une réflexion sur les fonctions de la mémoire dans une transition démocratique : reconnaître les souffrances des victimes, établir une vérité historique pour éviter la répétition des violences, et favoriser la réconciliation nationale.
Matériel d'entraînement élaboré par Zestly. Le contenu couvre les Madres de Plaza de Mayo, la notion de desaparecidos, et la Commission Rettig au Chili.
Pourquoi le Chili, mis en évidence sur la carte ci-dessous, a-t-il mis en place la 'Commission Rettig' ?
Pour documenter les violations des droits humains sous la dictature
La Commission Rettig, créée en 1990, avait pour mission d'établir la vérité sur les violations des droits humains ayant entraîné la mort ou la disparition sous le régime de Pinochet.
Essayer ce quiz →Passer cet examen →Réviser ces fiches →Faire ce devoir écrit →
Zestly est un outil de révision indépendant : il n'est ni affilié au ministère de l'Éducation nationale ni approuvé par lui, et n'est pas un centre d'examen. Les textes officiels et les sujets publiés font foi.