Titre de séjour et naturalisation
Depuis le 1er janvier 2026, un examen civique est exigé pour la carte de séjour pluriannuelle, la carte de résident et la naturalisation. Le format de l'épreuve est le même dans les trois cas, mais la liste officielle des questions n'est pas la même selon la démarche : choisissez le parcours qui correspond à votre démarche.
Deux exigences, pas une
Une demande de titre de séjour ou de naturalisation demande désormais deux preuves distinctes, qui ne se compensent pas :
- l'examen civique — un questionnaire écrit de 40 questions sur la République, ses institutions, les droits et devoirs, l'histoire et la vie en France ;
- un niveau de français, dont le seuil dépend de la démarche.
Réussir l'une ne dispense jamais de l'autre. C'est la première chose à vérifier avant de commencer : beaucoup de candidats préparent l'examen civique avec soin et découvrent tard que leur niveau de langue, lui, n'est pas encore acquis.
- Carte de séjour pluriannuelle : français A2, examen civique sur la liste de 191 questions de connaissance.
- Carte de résident (dix ans) : français B1, examen civique sur la liste de 209 questions.
- Naturalisation : français B2, examen civique « mention naturalisation » sur sa propre liste officielle, que ces parcours ne couvrent pas.
Quel parcours choisir
- Examen civique — Carte de séjour pluriannuelle : des tests blancs complets au format de l'épreuve, tirés de la liste des 191 questions, avec des mises en situation.
- Examen civique — Carte de résident : la même préparation sur la liste des 209 questions, que les tests blancs couvrent en entier.
- Examen civique на русском : les deux listes, avec les questions et les réponses en français — exactement comme le jour de l'examen — et les explications en russe. Pour qui lit encore difficilement les consignes françaises. On y trouve aussi une partie écrite de niveau A2 et B1 : sujets en français traduits en russe, copie à la main, correction en russe.
- Français pour le titre de séjour (A2 · B1 · B2) : compréhension écrite, expression orale face à un examinateur simulé, et des épreuves d'expression écrite à composer à la main — vous imprimez le sujet, vous écrivez au stylo, vous photographiez vos pages et chaque tâche vous est corrigée.
Si vous préparez les deux exigences en même temps, commencez par le français : l'examen civique est écrit en français, et une question mal comprise est une question perdue, même quand on connaît la réponse.
Trois façons de s'entraîner, selon l'épreuve
- Les QCM et les cartes de révision pour l'examen civique et la compréhension écrite : c'est le format de l'épreuve, et la répétition fixe les réponses mieux qu'une relecture.
- Les devoirs à écrire à la main pour l'expression écrite en français. Écrire au stylo, dans un temps limité, sans correcteur automatique, n'est pas écrire au clavier : on imprime le sujet, on compose sur papier, on photographie sa copie, et chaque tâche est reprise — longueur, éléments demandés, registre, correction de la langue. C'est le seul exercice qui montre un texte trop court ou une consigne oubliée.
- L'oral avec un examinateur simulé pour l'expression orale et l'entretien : répondre à voix haute quand on vous relance, ce qu'aucun exercice écrit ne prépare.
L'examen civique, lui, ne comporte pas de rédaction : c'est un questionnaire à choix multiple. Ses tests blancs ne proposent donc pas de devoir écrit — ce n'est pas un oubli.
Comment s'organiser
- Identifiez votre titre avant tout. Les deux listes se recoupent largement mais ne sont pas identiques ; s'entraîner sur la mauvaise, c'est réviser des questions qui ne tomberont pas.
- Faites un premier test blanc sans préparation. Le score de départ indique les thèmes à travailler en priorité, plus sûrement qu'une relecture générale.
- Visez large. Il faut 32 bonnes réponses sur 40 : huit erreurs seulement. Un résultat juste au-dessus du seuil à l'entraînement ne suffit pas le jour de l'épreuve.
- Travaillez toutes les compétences de français. Selon le test passé, le niveau peut être exigé dans chaque compétence : une bonne compréhension écrite ne rattrape alors pas une expression orale insuffisante.
Avertissement
Zestly est un outil d'entraînement indépendant : ni affilié au ministère de l'Intérieur, à l'OFII ou à France Éducation international, ni centre d'examen agréé. Ces pages aident à réviser et ne constituent pas un conseil juridique — pour les conditions exactes de votre démarche, référez-vous à votre préfecture ou aux sources officielles. La liste officielle des questions et les fiches de révision du ministère sont consultables gratuitement sur formation-civique.interieur.gouv.fr.