Discours de la servitude volontaire, Étienne de La Boétie

Cet extrait du « Discours de la servitude volontaire » d'Étienne de La Boétie, texte fondateur écrit vers 1548, est un choix classique pour l'explication linéaire de l'oral du Baccalauréat de français dans l'objet d'étude « la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». La Boétie y développe l'argument central de son essai : un tyran, aussi absolu soit-il, ne détient en réalité aucun pouvoir propre — il ne tient son autorité que du consentement, volontaire, de ceux qu'il opprime.

Cette leçon Zestly accompagne l'analyse de l'extrait à partir de l'exemple des batailles grecques (Miltiade, Léonide, Thémistocle), que La Boétie convoque pour montrer que la liberté donne aux hommes une force morale capable de vaincre la supériorité numérique, avant d'énoncer sa thèse dans une formule frappante : le tyran « n'est pas besoin de le combattre [...] il est de soi-même défait, mais que le pays ne consente à sa servitude ». Le texte s'achève sur le paradoxe qui donne son titre à l'œuvre : ce sont les peuples eux-mêmes qui « s'asservissent », préférant souvent la sécurité de la servitude à l'incertitude de la liberté. Les questions portent sur cette argumentation, sur les procédés rhétoriques (questions oratoires, antithèses) et sur la portée politique du texte.

Dix questions (dont plusieurs à réponses multiples) et onze cartes mémoire couvrent la thèse, l'argumentation et le vocabulaire propre à ce texte fondateur de la pensée politique. Le texte intégral de l'extrait — dans le domaine public — est fourni comme support de révision, fidèle à l'édition de référence.

  • Formuler la thèse centrale de La Boétie sur le pouvoir du tyran
  • Analyser la fonction argumentative de l'exemple des batailles grecques
  • Expliquer le paradoxe de la « servitude volontaire »
  • Identifier les procédés rhétoriques (questions oratoires, antithèses)
  • Situer le texte dans le contexte de la littérature d'idées du XVIe siècle

« Encore ce seul tyran, il n'est pas besoin de le combattre, il n'est pas besoin de le défaire, il est de soi-même défait, mais que le pays ne consente à sa servitude ; il ne faut pas lui ôter rien, mais ne lui donner rien [...] Ce sont donc les peuples mêmes qui se laissent ou plutôt se font gourmander [...] c'est le peuple qui s'asservit. » — Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire, éd. 1922, vers 1548.

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