Rueil-Malmaison, à l'ouest de Paris sur la rive gauche de la Seine, concentre sur quelques kilomètres carrés trois siècles d'histoire de France. Ce quiz la parcourt en vingt questions, chacune accompagnée, quand c'est possible, d'une image d'époque ou d'une photographie du lieu.
Au cœur du parcours, Malmaison, le château que Joséphine achète en 1799 pendant que Bonaparte est en Égypte. Sous le Consulat, il devient avec les Tuileries un véritable lieu de gouvernement ; Joséphine y meurt en 1814 et Napoléon y fait son dernier séjour après Waterloo. Le quiz s'arrête aussi sur une légende tenace : la « roseraie de Joséphine », qui n'a jamais existé de son vivant. À deux pas, le château de Bois-Préau raconte aujourd'hui l'exil de Sainte-Hélène.
Deux siècles plus tôt, Rueil était déjà la ville d'un homme d'État : Richelieu, qui y fait élever la façade de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul et aménage des jardins célèbres, avec l'une des premières grandes cascades de France. Son château a disparu, mais les gravures d'Israël Silvestre et de Gabriel Perelle en gardent la trace. C'est aussi à Rueil qu'est signée, en 1649, la paix qui met fin à la Fronde parlementaire.
L'église abrite les tombeaux de Joséphine et de sa fille Hortense, et un orgue dont le buffet vient de Florence. La caserne des gardes suisses, bâtie sous Louis XV, est l'une des rares de son époque encore debout. Viennent ensuite la bataille de Buzenval, en janvier 1871, où tombe le jeune peintre Henri Regnault, l'été 1882 de Manet dans la maison d'Eugène Labiche, le nom de Rueil-Malmaison adopté en 1928, et une première française inattendue en 1958.
Les images viennent de Wikimedia Commons : photographies versées dans le domaine public ou sous licence CC0, gravures et tableaux anciens, et une carte postale des Archives départementales des Hauts-de-Seine. Chaque explication rappelle les dates et, quand les sources divergent, le dit.
Joséphine achète Malmaison le 21 avril 1799 ; de 1800 à 1802, le château est avec les Tuileries le siège du gouvernement. La façade de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul est élevée en 1632-1635 sur ordre de Richelieu, architecte Jacques Lemercier. La caserne des gardes suisses, bâtie sous Louis XV par Charles-Axel Guillaumot, est classée monument historique depuis 1974. Le 19 janvier 1871, la sortie de Buzenval échoue ; l'armistice suit le 28 janvier. La commune prend le nom de Rueil-Malmaison en 1928. Sources : musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Ville de Rueil-Malmaison, base Mérimée, Wikipédia.
Voici l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil. Quel homme d'État du XVIIe siècle a fait élever sa façade, entre 1632 et 1635 ?
Le cardinal de Richelieu
Entre 1632 et 1635, au XVIIe siècle, Richelieu, qui s'installe à Rueil, fait élever la façade par son architecte Jacques Lemercier. La première pierre de l'église elle-même avait été posée en 1584 par Antoine, prétendant au trône de Portugal.