Cette fiche prépare à l'épreuve écrite de français du Brevet des collèges (DNB) à partir d'un extrait authentique de La Parure de Guy de Maupassant (1884) : l'ouverture de la nouvelle, qui dresse le portrait de Mathilde Loisel, jeune femme d'origine modeste mariée à un petit fonctionnaire, rongée par le décalage entre sa condition réelle et les rêves de luxe qu'elle nourrit — jusqu'à l'arrivée d'une invitation qui va bouleverser son existence.
Le portrait de personnage, sa condition sociale et le regard que porte sur lui le narrateur figurent parmi les types de texte les plus fréquemment retenus pour l'épreuve de français du Brevet, quelle que soit l'année. Ce texte de Maupassant, entré dans le domaine public depuis longtemps (l'auteur est mort en 1893), est également l'un des plus étudiés au collège pour cette raison : construction très écrite du portrait par accumulation (« elle songeait aux… », répété comme un refrain), ironie du contraste entre le pot-au-feu du mari et les rêveries de luxe de Mathilde, et emploi caractéristique de l'imparfait pour exprimer une habitude et un état durable.
L'exercice reproduit la structure réelle du bloc 1 de l'épreuve écrite du DNB : les questions portent sur la compréhension fine (la situation sociale de Mathilde, ce que représente pour elle la « petite Bretonne », pourquoi elle évite son amie riche), sur l'analyse des procédés d'écriture (accumulation, champ lexical du rêve et du luxe, ironie), sur le point de vue narratif (narrateur omniscient) et sur la langue (valeur de l'imparfait). Les questions s'arrêtent volontairement à l'arrivée de l'invitation, sans anticiper la suite de la nouvelle (le collier, le bal), puisque celle-ci n'apparaît pas dans cet extrait.
Les questions portent sur l'ouverture de la nouvelle, citée d'après l'édition de Wikisource (Maupassant, 1850-1893, domaine public).
Idéal pour un(e) élève de 3e qui prépare le Brevet 2027 et veut s'entraîner sur un texte de portrait social, l'un des types de texte les plus fréquents à l'épreuve écrite de français.
Extrait : Guy de Maupassant, « La Parure » (1884), texte intégral sur Wikisource. « C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérances, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; … »
« C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. » — Comment le narrateur explique-t-il la situation sociale de Mathilde Loisel ?
Elle est née dans une famille d'employés par une erreur du destin.
Le texte précise explicitement qu'elle est née, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés, ce qui souligne le décalage entre ses aspirations et sa condition réelle.
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