Cette fiche prépare à l'épreuve écrite de français du Brevet des collèges (DNB) à partir d'un extrait authentique du Feu — Journal d'une escouade d'Henri Barbusse, prix Goncourt 1916 : le chapitre « Dans la terre », qui décrit un lever de jour dans une tranchée de la Première Guerre mondiale et la solidarité bourrue de deux soldats, Paradis et Volpatte, au sortir d'une nouvelle nuit de bombardement.
Le thème n'est pas choisi au hasard : la Grande Guerre et le vécu des soldats reviennent régulièrement dans les sujets officiels du Brevet — le sujet 2024 portait sur des officiers blessés au front (Marc Dugain, La Chambre des officiers) et le sujet 2026 sur la peur en temps de guerre (Blaise Cendrars, L'Homme foudroyé). Ces deux textes, écrits au XXe siècle, restent protégés par le droit d'auteur et ne peuvent pas être reproduits ici. Le Feu de Barbusse, publié en 1916 et tombé dans le domaine public en 2006, permet de travailler exactement le même type de texte — un témoignage de guerre à la première personne, entre réalisme cru et solidarité humaine — sans aucune contrainte de droits.
L'exercice s'inspire des questions de compréhension et d'analyse de la première partie de l'épreuve écrite du DNB : les questions portent sur la compréhension fine (les conditions de vie dans la tranchée, ce que révèle le dialogue entre les deux soldats), sur l'analyse des procédés d'écriture typiques des sujets de brevet (métaphore animalière « des ours qui pataugent », personnification du ciel et de l'orage, contraste entre le registre familier des dialogues et la gravité de la situation), et sur le point de vue narratif (narrateur-personnage, focalisation interne).
Les questions portent sur des passages du chapitre « Dans la terre », cité d'après l'édition de Wikisource (Barbusse, 1873-1935, domaine public).
Idéal pour un(e) élève de 3e qui prépare le Brevet 2027 et veut s'entraîner sur un texte de guerre au niveau d'exigence réel de l'épreuve écrite de français.
Extrait : Henri Barbusse, Le Feu — Journal d'une escouade, chapitre II « Dans la terre » (1916), texte intégral sur Wikisource. « Le grand ciel pâle se peuple de coups de tonnerre : chaque explosion montre à la fois, tombant d'un éclair roux, une colonne de feu dans le reste de nuit et une colonne de nuée dans ce qu'il y a … »
Dans le passage : « La terre ! Le désert commence à apparaître, immense et plein d'eau, sous la longue désolation de l'aube. Des mares, des entonnoirs, dont la bise aiguë de l'extrême matin pince et fait frissonner l'eau ; des pistes tracées par les troupes et les convois nocturnes dans ces champs de stérilité [...] ; des amas de boue où se dressent çà et là quelques piquets cassés », comment le narrateur décrit-il l'état physique du terrain au réveil des soldats ?
Un paysage inondé, boueux et jonché de débris.
Le texte décrit le terrain comme un 'désert' immense et 'plein d'eau', avec des 'amas de boue', des 'bancs de vase' et des 'flaques', ce qui confirme que le sol est inondé et boueux.
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